Le président sortant Denis Sassou N’Guesso a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville avec un score impressionnant de 94,82% des voix, selon les résultats officiels annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Cette réélection pour un nouveau mandat de cinq ans confirme la mainmise du chef de l’État sur la scène politique congolaise. Âgé de 77 ans, Sassou N’Guesso, au pouvoir depuis 1979 à l’exception d’une période de cinq ans, a obtenu un score sans appel dès le premier tour du scrutin du 21 mars.
Les résultats partiels publiés jeudi par la CENI montraient déjà une tendance très nette en faveur du président sortant. La commission électorale a confirmé vendredi soir ce net avantage en annonçant les résultats définitifs, avec un taux de participation de 67,41%.
Les principaux adversaires de Denis Sassou N’Guesso ont été éliminés dès le premier tour. Le général Jean-Marie Michel Mokoko, ancien candidat de l’opposition, a recueilli 3,64% des voix, tandis que le pasteur Ntumi a obtenu 1,52%.
Cette victoire écrasante s’inscrit dans la continuité du référendum constitutionnel de 2015 qui a permis à Sassou N’Guesso de se représenter pour un nouveau mandat. Ce scrutin avait été marqué par des violences et des contestations, notamment dans la région du Pool.
La réélection de Denis Sassou N’Guesso intervient dans un contexte régional marqué par des changements de constitution dans plusieurs pays africains pour permettre à des dirigeants de se maintenir au pouvoir. Cette situation suscite des inquiétudes quant à la consolidation des démocraties sur le continent.
La communauté internationale, notamment l’Union africaine et les partenaires occidentaux du Congo-Brazzaville, suivront de près la suite des événements et la manière dont le nouveau mandat sera géré par le président réélu.
Les défis qui attendent Denis Sassou N’Guesso sont nombreux, notamment la diversification de l’économie congolaise, fortement dépendante du pétrole, et la résolution des tensions régionales, en particulier dans la région du Pool où des affrontements avaient éclaté en 2016.
La stabilité politique et la gestion des ressources naturelles seront des enjeux majeurs pour le Congo-Brazzaville dans les années à venir sous la direction du président réélu.