Présidentielle au Congo-Brazzaville : une campagne électorale au rythme inégal dans la capitale

La campagne électorale pour l’élection présidentielle du 15 mars 2026 a débuté le 28 février au Congo-Brazzaville. Dans la capitale Brazzaville, ce début de campagne se caractérise par un engouement inégal, avec des candidats qui n’organisent pas encore de grands meetings publics.

Denis Sassou-Nguesso, 82 ans, figure centrale de la vie politique congolaise depuis plus de quatre décennies, est le candidat le plus âgé parmi les prétendants à la magistrature suprême. Son long règne, entamé en 1979 puis repris en 1997 après une brève interruption, fait de lui l’un des chefs d’État africains les plus anciens en fonction.

Les premiers jours de campagne ont été marqués par une certaine timidité dans la capitale, où les rassemblements politiques restent limités. Les candidats semblent adopter des stratégies différentes pour toucher l’électorat, certains privilégiant les contacts directs avec les populations, d’autres misant sur une présence médiatique accrue.

Du côté des électeurs, les opinions divergent fortement. Certains manifestent un enthousiasme certain pour participer au processus électoral, tandis que d’autres expriment un certain scepticisme ou une lassitude face à des enjeux qui leur semblent éloignés de leurs préoccupations quotidiennes. Cette division reflète les fractures sociales et politiques profondes qui traversent le pays.

La campagne se poursuivra pendant deux semaines, offrant aux différents candidats l’opportunité de présenter leurs programmes et de convaincre les électeurs. L’issue de ce scrutin sera déterminante pour l’avenir politique du Congo-Brazzaville, un pays qui cherche à définir sa trajectoire pour les années à venir.

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